comit� scientifique pour une science responsable

L’affaire des prothèses mammaires PIP

Des scientifiques s’interrogent sur la responsabilité de l’AFSSAPS dans l’affaire des prothèses mammaires PIP.

Perpignan, le 12 janvier 2012 – Antidote Europe, une association créée par des chercheurs issus du CNRS et dont l’objectif est l’application des progrès scientifiques au bénéfice de la santé humaine, vient d’interroger le directeur de l’AFSSAPS à  propos du rôle de l’Agence dans le scandale des prothèses mammaires PIP.

L’Agence s’est déjà  penchée à  deux reprises sur la toxicité de ces implants et a déclaré qu’il n’y avait “ aucun risque génotoxique “
(une atteinte du matériel génétique pouvant entraîner des cancers). Or, on apprend que deux femmes porteuses de ces implants sont mortes, de cancer précisément. En France des dizaines d’autres femmes porteuses de ces implants ont développé des cancers du sein, elles seraient des milliers à  travers le monde.

L‘évaluation par l’AFSSAPS du risque génotoxique des implants n‘était donc pas pertinente. Ceci n’est pas étonnant. L’Agence s’est en effet “ assurée “ (?) de la non-génotoxicité des implants… chez la souris !
Claude Reiss, président d’Antidote Europe et ancien directeur de recherche au CNRS, se demande si les “ experts de haut niveau “
revendiqués par l’AFSSAPS avaient remarqué que les femmes n‘étaient pas des rongeurs de 60 kg, et que, de surcroît, ces tests sont imprécis pour plusieurs raisons. Par exemple, parce que les cassures double brin de l’ADN qu’ils révèlent ne sont qu’un des très nombreux facteurs responsables d’un cancer. Ou encore, parce que ces cassures se produisent et éventuellement se maintiennent selon des mécanismes spécifiques d’une espèce animale et peuvent donc être très différents entre souris et humains. Les tests de génotoxicité sur rongeurs sur lesquels se fondent les décisions de l’AFSSAPS sont, pour les humains, au mieux sans intérêt, au pire gravement dommageables car ils peuvent masquer la toxicité réelle d’une substance chimique.

Pour accomplir efficacement sa mission de prévention, l’AFSSAPS devrait adopter sans tarder des méthodes scientifiques d‘évaluation des risques, notamment par génomique sur des cellules humaines en culture.
Ces méthodes sont opérationnelles, plus rapides et moins chères que les tests de toxicité sur animaux et recommandées notamment par le rapport de l’Académie des sciences des Etats-Unis publié en 2007 : “ Toxicity Testing in the 21st Century: A Vision and a Strategy “. Les tests de toxicologie sur animaux ont été qualifiés de “ tout simplement de la mauvaise science “ par un éminent toxicologue européen. Jusqu‘à  quand les autorités continueront-elles à  jouer notre santé à  la roulette russe?
CONTACT

Claude Reiss
Tel: (0)4 76 36 35 87



Communiqués de presse

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26 septembre 2013: Un rapport du gouvernement sur les perturbateurs endocriniens prévoit de tester 5 substances par an sur trois ans... Et pourquoi pas les 800 substances suspectées par l'OMS en quelques mois ? Antidote Europe fournit la méthode.

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11 juillet 2013: Perpignan, le 8 juillet 2013 - L'initiative citoyenne européenne "STOP VIVISECTION" vient d'être présentée au Parlement européen : une étape importante pour la recherche biomédicale et la participation des citoyens européens aux choix fondamentaux pour l'avenir.

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21 juin 2013: Perpignan, le 20 juin 2013 - L’initiative citoyenne européenne « Stop Vivisection » sera présentée au Parlement européen le 26 juin prochain. L’événement sera organisé par les eurodéputés Sonia Alfano (ALDE), Jo Leinen (SD), Cristiana Muscardini (ECR) et Michèle Striffer (PPE). Une

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13 juin 2013: Communiqué de presse   15 juin : Journée citoyenne contre l’expérimentation animale   Perpignan, le 13 juin 2013 - Le 15 juin 2013 sera la Journée « Stop Vivisection », une journée consacrée à la collecte de signatures pour l’initiative citoyenne européenne

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