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Les Etats-Unis vont-ils cesser de tester les produits chimiques sur des animaux ?

Un récent rapport du Conseil national de la recherche (NRC) des Etats-Unis, intitulé “Tests de toxicité au XXIe sièce : une vision et une stratégie”, préconise des tests réalisés sur du matériel humain, dont la toxicogénomique, une méthode à  laquelle Antidote Europe a apporté une contribution maieure et dont notre association et ses partenaires européens ont obtenu qu’elle soit encouragée par le règlement européen REACH, entré en vigueur le 1er juin 2007.

Le Conseil national de la recherche (NRC) des Etats-Unis a récemment publié un rapport intitulé “Tests de toxicité au XXIe siècle : une vision et une stratégie”, dans lequel il dénonce les failles des tests actuels sur des animaux et propose de mettre au premier plan les tests réalisés sur du matériel humain. L’industrie chimique et pharmaceutique en a pris bonne note, cette dernière étant déjà  bien engagée dans cette voie. Un rapport qui serait particulièrement opportun en Europe, où vient d’entrer en vigueur le règlement REACH : Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques.

La Commission européenne a estimé à  plus de 100.000 les substances présentes dans notre environnement et de plus en plus de publications scientifiques suggèrent ou démontrent un lien entre notre exposition permanente à  un cocktail de ces substances et de nombreuses maladies graves dont l’incidence ne cesse d’augmenter : cancer, maladies neurologiques (Alzheimer, Parkinson…), allergies, etc. Pourtant, les effets précis de la majorité de ces substances sur notre santé, ainsi que leurs mécanismes d’action, sont mal connus, et pour cause : le Professeur Thomas Hartung, directeur d’ECVAM et, donc, conseiller scientifique de la Commission européenne, qualifie les actuels tests de toxicité sur des animaux de “tout simplement de la mauvaise science.”

Il était donc grand temps de se tourner vers des méthodes véritablement scientifiques. Les résultats obtenus sur des animaux n‘étant pas transposables aux humains, c’est avec grande justesse que le rapport du NRC annonce : “Les progrès en toxicogénomique, bioinformatique, biologie des systèmes, épigénétique et toxicologie modélisée sur ordinateur pourraient transformer les tests de toxicité d’un système fondé sur des tests sur l’animal entier vers un système fondé principalement sur des méthodes in vitro qui évaluent les changements dans les processus biologiques en utilisant des cellules, des lignées cellulaires ou des composantes cellulaires, de préférence d’origine humaine.” et aussi : “Il est attendu du changement prévu que soient générées des données plus robustes sur les risques potentiels posés aux humains par l’exposition à  des agents présents dans l’environnement et que l’on dispose d’une plus grande capacité de tester des substances chimiques de façon plus efficace.”

Un article paru début août dans la revue Chemical Engineering News, très diffusée dans le milieu concerné, présente le rapport du NRC et souligne la différence de stratégie entre l’industrie pharmaceutique, qui a recours depuis longtemps à  des tests sur du matériel humain (bien que non exclusivement) et l’industrie chimique où la toxicologie demeure largement fondée sur les tests sur des animaux.

Pourtant, l’industrie chimique européenne a tout intérêt à  se tourner vers les nouvelles méthodes, ne serait-ce que parce que REACH impose désormais des tests dont le coût sera prohibitif (en particulier pour les PME) s’ils doivent se faire sur des animaux.

Antidote Europe et ses partenaires européens ont obtenu que REACH encourage la toxicogénomique, la première méthode citée par le rapport du NRC. Les chercheurs d’Antidote Europe ont apporté une contribution majeure à  cette méthode, en développant une approche qui permet de tester des centaines de substances en parallèle, de façon automatisée, en moins d’une semaine (alors qu’un test de toxicité “classique” dure deux ans) et pour un coût d’environ 10.000 euros par substance (contre plusieurs centaines de millions de dollars pour la toxicologie du XXe siècle… qui n’avait pas beaucoup évolué depuis le XIXe !).

Antidote Europe félicite donc le NRC et incite vivement les autorités européennes à  adopter, elles aussi, la toxicologie du XXIe siècle, dans l’intérêt de notre santé, de l’environnement, mais aussi de la compétitivité et de l’image de marque de l’industrie chimique.

Antidote Europe est une association à  but non lucratif, créée par des chercheurs issus du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), oeuvrant pour une meilleure prévention en matière de santé humaine.



Communiqués de presse

Les perturbateurs endocriniens courent toujours

26 septembre 2013: Un rapport du gouvernement sur les perturbateurs endocriniens prévoit de tester 5 substances par an sur trois ans... Et pourquoi pas les 800 substances suspectées par l'OMS en quelques mois ? Antidote Europe fournit la méthode.

STOP VIVISECTION : 550 000 signatures et plus !

wolinski 23 août 2013: Paris, le 23 août 2013 - Plus de 550.000 Européens ont déjà voté auprès de la Commission européenne contre l’expérimentation animale. Objectif avant le 31 octobre : un million de signatures ! Pour protester contre la directive relative à la protection

STOP VIVISECTION accueillie au Parlement européen

11 juillet 2013: Perpignan, le 8 juillet 2013 - L'initiative citoyenne européenne "STOP VIVISECTION" vient d'être présentée au Parlement européen : une étape importante pour la recherche biomédicale et la participation des citoyens européens aux choix fondamentaux pour l'avenir.

« Stop Vivisection » présentée au Parlement européen

21 juin 2013: Perpignan, le 20 juin 2013 - L’initiative citoyenne européenne « Stop Vivisection » sera présentée au Parlement européen le 26 juin prochain. L’événement sera organisé par les eurodéputés Sonia Alfano (ALDE), Jo Leinen (SD), Cristiana Muscardini (ECR) et Michèle Striffer (PPE). Une

15 juin : Journée citoyenne contre l’expérimentation animale

13 juin 2013: Communiqué de presse   15 juin : Journée citoyenne contre l’expérimentation animale   Perpignan, le 13 juin 2013 - Le 15 juin 2013 sera la Journée « Stop Vivisection », une journée consacrée à la collecte de signatures pour l’initiative citoyenne européenne

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