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Pourquoi Antidote Europe ?

Malgré un volume croissant de publications scientifiques, spécialisées ou vulgarisées, malgré des appels sans cesse répétés dans les media en faveur de la recherche biomédicale et témoins du dynamisme de cette recherche et de l'importance des crédits qui lui sont consacrés, force est de constater que le nombre d'individus atteints de maladies graves dans les pays développés, c'est-à-dire dans les pays où ces moyens sont mis en oeuvre, ne cesse d'augmenter. La santé humaine se dégrade et celle de l'environnement aussi.

En tant que raison principale de ce paradoxe, Antidote Europe a identifié la persistance de méthodes de recherche archaïques, obsolètes et dont l'efficacité n'a jamais été prouvée, en particulier, le recours à l'expérimentation animale.

Cette pratique est contestée depuis ses origines mais s'est imposée à grande échelle dès la fin du XIXe siècle et a été rendue, dans certains cas, obligatoire dans la première moitié du XXe siècle sous la pression de ses défenseurs et en dépit des nombreuses et, pour certaines, illustres voix qui, de tout temps, s'y sont opposées pour des raisons morales ou scientifiques.

Antidote Europe n'entend pas entrer dans le débat éthique sur les droits des animaux.


Antidote Europe est un comité scientifique

Notre comité s'oppose à l'expérimentation animale pour des raisons strictement scientifiques. Notre président et nombre de nos membres sont des chercheurs d'envergure internationale et nous pensons donc pouvoir légitimement nous exprimer sur ce sujet. C'est là le pourquoi d'Antidote Europe : informer sur les dégâts que cette pratique provoque sur la santé humaine et sur l'environnement et promouvoir des méthodes véritablement scientifiques.

Le danger réside dans le fait que les résultats de l'expérimentation animale ne sont pas transposables à l'humain, ni d'une espèce animale à une autre. Par conséquent, lorsqu'une thérapie est mise au point, lorsque l'efficacité d'un médicament est testée, lorsque le risque toxique d'un produit chimique est évalué sur des cohortes d'animaux cobayes, nous ne sommes en rien renseignés sur les effets de ces thérapie, médicament ou produit sur les humains. Des dizaines de milliers de produits chimiques sont utilisés, certains étant jugés non toxiques sur la foi de tests sur les animaux, d'autres sans aucune évaluation. Or, telle substance inoffensive (ou déclarée telle) pour telle ou telle espèce animale ne l'est pas nécessairement pour les humains.

Nous sommes donc cobayes au même titre que les animaux. Parmi les conséquences de cet état de fait, les effets secondaires de médicaments qui sont parmi les principales causes de mortalité dans les pays industrialisés, l'augmentation exponentielle des décès par cancer à mettre en relation avec la quantité de substances chimiques cancérigènes qui peuvent être décelées dans un échantillon sanguin de n'importe quel habitant d'Europe ou d'Amérique du Nord, l'augmentation du nombre de cas de maladies neurologiques (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques, etc.), l'augmentation de la stérilité masculine, etc.


Pour une science responsable

Pourtant, il existe des méthodes fiables pour évaluer la toxicité des substances chimiques. Ces méthodes sont faciles à mettre en oeuvre, moins coûteuses que l'expérimentation animale et les résultats sont disponibles en quelques jours seulement. Pourquoi ne sont-elles pas imposées aux industriels ? C'est la question qu'Antidote Europe pose aux autorités.

Quand on sait qu'un même produit peut être déclaré inoffensif ou cancérigène selon l'espèce animale sur laquelle il est testé, il semble évident que l'expérimentation animale est un outil précieux pour obtenir l'autorisation de mise sur le marché de produits même dangereux ou pour débouter des victimes qui oseraient intenter un procès au fabricant. En vue de réaliser des bénéfices financiers, cette pratique est donc tout à fait valable ! Au détriment de la santé publique et de l'environnement.

Antidote Europe entend placer les responsables de centres de recherche privés et publics face à leur responsabilité dans la dégradation de la santé humaine, dans la pollution (réversible, encore ?) de l'environnement, dans l'hécatombe inutile d'animaux dans les laboratoires.

Antidote Europe entend dénoncer la complaisance des autorités nationales et européennes à l'égard des multinationales chimiques et exiger que la santé humaine ne soit plus sacrifiée au chiffre d'affaire des industriels.


Et pourquoi "Antidote" et "Europe" ?

"Antidote" parce qu'il n'est pas trop tard pour réagir bien que nous soyons déjà tous exposés au risque que représentent les dizaines de milliers de molécules chimiques présentes dans notre environnement. La solution, contre-poison en quelque sorte, consiste a évaluer de façon fiable la toxicité de ces substances et à interdire les plus dangereuses. Grâce à notre Programme de Toxicologie Scientifique , nous apportons une partie de la solution.

"Europe" parce que les molécules ne connaissent pas de frontières et la pollution est partout dans le monde. En attendant de créer "Antidote International", il nous semblait indispensable de rayonner d'emblée hors de l'hexagone, de nous adresser aux institutions européennes puisque ce sont leurs directives qui influencent, désormais, les lois nationales. Cet objectif nous paraît d'autant plus réalisable que notre président est également conseiller scientifique d'une association anglaise (Europeans for Medical Progress) et collabore avec de nombreuses associations dans et hors de nos frontières.