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Ils
ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas...
Nous publions ci-dessous quelques-unes des lettres que nous avons
envoyées pour faire connaître le résultat de nos analyses de 28 substances
chimiques par la toxicogénomique. N'hésitez pas à vous inspirer des
courriers ci-dessous pour écrire à votre tour.
AUTORITES FRANCAISES
M. Jacques Chirac - Palais de l'Elysée - 55 rue du Faubourg
St-Honoré - 75008 Paris
Le 7 novembre 2005
Monsieur le Président,
Votre intérêt pour l'environnement est de notoriété publique et de nombreux
plans élaborés sous votre mandat (Plan cancer, Plan national nutrition
santé, etc.) prouvent que vous entendez veiller aussi sur la santé des
Français. Vos démarches pour que REACH ne nuise pas à la compétitivité
des entreprises pourraient faire penser à une contradiction. Pourtant,
concilier tous les intérêts est possible, ainsi que vous le verrez dans
le hors série de La Notice d'Antidote ci-joint, qui présente
le Programme de toxicologie scientifique (PTS) élaboré par des chercheurs
issus du CNRS, approche originale d'une toxicogénomique en plein essor
aux Etats-Unis et au Japon.
Nous avons prouvé la fiabilité du PTS en testant 28 substances parmi
les plus présentes dans notre environnement : les résultats sont en
cohérence avec les effets observés de ces mêmes substances suite à une
exposition humaine. En nous montrant les possibles effets toxiques des
substances et en permettant ainsi leur retrait du marché ou la mise
en garde des utilisateurs, le PTS est pertinent pour une prévention
efficace du cancer, de maladies neurologiques, endocriniennes ou autres
dont on s'accorde aujourd'hui pour penser qu'elles augmentent suite
à la prolifération de produits chimiques autour de nous. Les économies
financières considérables qu'il représente par rapport à la toxicologie
classique augmenteraient la compétitivité des entreprises. D'autres
secteurs y verraient aussi des avantages : les associations de protection
animale, puisque le PTS utilise des cellules humaines en culture ; les
écologistes, puisque les substances qui menacent de nombreuses espèces
pourraient être identifiées très vite (plutôt que dans plus de dix ans
comme le prévoit REACH) ; les chercheurs, puisque la modernité du PTS
inciterait à l'abandon des méthodes moyenâgeuses comme l'expérimentation
animale et accélèrerait les découvertes dans le domaine excitant de
la génétique, etc.
Un geste fort en faveur d'une telle méthode ferait de la France un exemple
de modernité, de sécurité et de responsabilité et nous ne doutons pas
que vous aurez à coeur de soutenir la toxicogénomique aussi bien au
sein de REACH que dans la réglementation française. Vous comprendrez
l'urgence d'un tel geste, avant que les pays européens n'en soient réduits
à passer par les brevets américains ou japonais déjà très présents dans
ce domaine.
Nous sommes à votre disposition pour toute information complémentaire
et espérons que vous voudrez bien nous accorder un entretien au cours
duquel vous pourriez mieux apprécier nos compétences et l'aide que nous
pourrions apporter pour l'implémentation de ces tests.
Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d'agréer, Monsieur
le Président, nos bien cordiales salutations.
Hélène Sarraseca
Directrice
M. Dominique de Villepin - Premier ministre - 57 rue de Varenne
- 75007
Paris Le 7 novembre 2005
En réponse à ce courrier, nous avons reçu une lettre disant que le
dossier était transmis au ministère de la Santé.
Monsieur le Premier ministre,
La toxicogénomique est une technique récente mais déjà éprouvée, qui
pourrait servir à la fois la santé publique et celle des entreprises.
Comme vous le verrez dans le hors série de La Notice d'Antidote
ci-joint, nos chercheurs en ont mis au point une approche originale
pour des tests fiables et moins coûteux que les tests actuellement utilisés,
pour la plupart fondés sur l'expérimentation animale.
Or, l'avancée des connaissances en sciences de la Vie de ces dernières
décennies nous apprend qu'aucune espèce animale n'est le modèle biologique
d'une autre. Ceci a de lourdes conséquences pour notre santé et pourrait
expliquer, par exemple, que les effets secondaires de médicaments, substances
ayant toutes été testées sur au moins deux espèces animales, entraînent
18.000 décès par an en France, soit plus de trois fois la mortalité
due aux accidents de la route ! Alors que le taux de cancer a augmenté
de 63% en vingt ans, le projet REACH a opportunément fait remarquer
que nous ignorons tout de la toxicité des 100.000 substances chimiques
fabriquées par l'homme.
La toxicogénomique reçoit des investissements massifs outre-Atlantique
et, si l'Europe ne veut pas dépendre de brevets étrangers dans un proche
avenir, elle devrait profiter de REACH pour instaurer une réglementation
qui tienne compte des progrès récents. Le faible coût, la rapidité et
la possibilité d'une automatisation intelligente que nous proposons
donneraient un grand avantage compétitif aux entreprises qui les mettraient
en oeuvre.
Ainsi, le Programme de toxicologie scientifique, élaboré par nos chercheurs
issus du CNRS, concilie les intérêts de toutes les parties : le public
d'abord, puisqu'une toxicologie fiable permettrait une prévention efficace
et l'amélioration de notre santé ; les entreprises, puisque leur compétitivité
augmenterait et leur image serait améliorée ; les défenseurs des animaux
puisque ce Programme éviterait le sacrifice inutile de centaines de
millions d'animaux dans les laboratoires ; les écologistes, puisque
les résultats rapides permettraient de réglementer au plus vite l'utilisation
des substances toxiques qui s'accumulent dans l'environnement et menacent
de nombreuses espèces animales et végétales.
La fiabilité de ce Programme est démontrée si on compare l'évaluation
que nous avons faite de 28 substances parmi les plus présentes dans
notre environnement aux effets observés sur des victimes suite à une
exposition humaine à ces mêmes substances. Nous comptons donc sur vous
pour peser en faveur de ces méthodes au sein des institutions européennes
et pour faire d'ores et déjà évoluer la réglementation française.
Nous sommes à votre disposition pour toute information complémentaire
et espérons que vous voudrez bien nous accorder un entretien au cours
duquel vous pourriez mieux apprécier nos compétences et l'aide que nous
pourrions apporter pour l'implémentation de ces tests.
Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d'agréer, Monsieur
le Premier ministre, nos bien cordiales salutations.
M. Dominique Bussereau - Ministère de l'Agriculture et de la Pêche
- 78 rue de Varenne - 75349 Paris 07 SP
Le 5 janvier 2006
Monsieur le Ministre,
Dans une récente lettre adressée à un député, vous indiquez : "Le Code
rural ne reconnaît que les expériences pratiquées sur les animaux qui
revêtent un caractère de nécessité et pour lesquelles aucune méthode
expérimentale alternative n'a été développée. Ainsi, dans certains cas,
le recours à l'expérimentation animale peut être une obligation légale,
pour évaluer, par exemple, la toxicité ou l'innocuité d'un produit donné."
Cette affirmation appelle plusieurs remarques de notre comité scientifique.
Premièrement, les connaissances acquises dans le dernier demi siècle
permettent de démontrer qu'aucune espèce animale n'est le modèle biologique
d'une autre. En effet, chaque espèce a un patrimoine génétique qui lui
est propre (par définition d'"espèce"), donc, des fonctions biologiques
qui lui sont propres. Il n'existe donc pas de "modèle animal" qui permettrait
de prévoir les réactions physiologiques humaines. Deuxième remarque,
conséquence de la première, se référer aux réactions d'autres animaux
pour évaluer la toxicité d'un produit pour les humains est une grave
erreur scientifique qui met en danger la vie des humains exposés à ces
produits : les médicaments, par exemple, ont tous été testés sur des
animaux et malgré (ou à cause de ?) ceci, leurs effets secondaires provoquent
près de 20 000 décès chaque année en France, soit quatre fois plus que
les accidents de la route ! Troisième remarque, de nombreux chercheurs
et médecins demandent, pour des raisons qui touchent plus la sécurité
sanitaire humaine que la protection animale, l'abandon de l'expérimentation
sur les animaux : plus de 80% des médecins généralistes britanniques
pensent que cette pratique peut induire en erreur.
En plus de ces arguments, nous vous demandons de prendre en compte la
toxicogénomique, discipline que nous avons mise à profit pour développer
une méthode fiable, rapide et peu coûteuse, pour évaluer la toxicité
des produits chimiques. Vous trouverez ci-joint un hors série de notre
revue trimestrielle, La Notice d'Antidote, consacré à cette méthode
et à nos résultats pour 28 substances chimiques parmi les plus présentes
dans notre environnement, en particulier de nombreux pesticides auxquels
peuvent être exposés les agriculteurs. La toxicogénomique est déjà d'utilisation
courante aux Etats-Unis et au Japon et, lors du vote au Parlement européen
le 17 novembre dernier, elle a été approuvée parmi les méthodes possibles
à mettre en oeuvre dans le cadre de la future réglementation REACH.
Le Code rural ne devrait donc plus reconnaître les expériences pratiquées
sur les animaux pour évaluer la toxicité ou l'innocuité d'un produit
donné, d'une part parce que cette évaluation n'est pas fiable pour les
humains et d'autre part parce qu'il existe d'autres techniques pour
faire cette évaluation - fiables, celles-là. Quelles mesures comptez-vous
prendre pour que la toxicogénomique soit reconnue comme "méthode expérimentale
alternative" et pour que le Code rural reflète ces récents progrès ?
De façon plus générale, étant donné qu'aucune espèce animale n'est le
modèle biologique d'une autre et que, par conséquent, les expériences
faites sur les animaux ne permettent pas de comprendre ni de prédire
les réactions biologiques et pathologiques humaines, dans quels cas
ces expériences pourraient-elles revêtir un "caractère de nécessité"
? Je précise bien que notre association n'a pas pour objectif la défense
animale mais bien la défense de la santé humaine, aussi, nous considérons
hors de propos les mesures telles que les 3R ou les questions de bien-être
animal. Nous vous serions reconnaissants de répondre à nos questions
sur un plan strictement scientifique.
Nous sommes à votre disposition pour toute information complémentaire
et espérons que vous voudrez bien nous accorder un entretien où vous
pourriez mieux apprécier nos compétences et l'aide que nous pourrions
apporter dans le développement de la toxicogénomique, ainsi que dans
la nécessaire mise à jour du Code rural.
Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d'agréer, Monsieur
le Ministre, nos bien cordiales salutations.
Mme Nelly Olin - Ministère de l'Ecologie et du Développement durable
- 20 ave de Ségur - 75302 Paris 07 SP
Le 7 novembre 2005
Madame la Ministre,
Au fur et à mesure que le projet REACH avance, l'attention du public
se focalise sur le danger des substances chimiques, dénoncé aussi bien
par des chercheurs et médecins de renom que par des associations de
tous bords, en particulier environnementales ou de consommateurs. Par
exemple, Greenpeace et le WWF ont montré la présence, dans nos maisons,
dans notre sang et dans le sang de nouveau-nés, de dizaines de substances
chimiques toxiques, pour certaines interdites en Europe depuis des années
mais qui, à l'évidence, continuent à polluer l'eau et les milieux naturels.
L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) estimait
que 40% des espèces végétales et animales étaient menacées en 2004.
Avec 15% de couples européens stériles et des centaines de milliers
de morts chaque année par cancer, pendant combien de temps encore l'espèce
humaine se classera-t-elle parmi les 60% d'espèces non menacées ?
Il est urgent que les objectifs de REACH (sécurité sanitaire et environnementale)
soient atteints. Ceci n'est possible que si des tests efficaces sont
adoptés et si l'on cesse de se référer à la toxicologie basée sur l'expérimentation
animale, très longue, coûteuse et sans fiabilité pour l'espèce humaine.
La seule évaluation du caractère cancérigène d'une substance requiert
plusieurs mois sur les rongeurs (et n'est pas valable pour les humains
!) alors que des méthodes modernes permettent de faire cette évaluation
en quelques jours.
Vous trouverez ci-joint un hors série de La Notice d'Antidote
consacré au Programme de toxicologie scientifique mis au point par nos
chercheurs, forts de leur expérience au CNRS et en tant qu'organisateurs
de deux Ateliers européens de toxicologie cellulaire et moléculaire.
La validité de ce Programme est démontrée en comparant le résultat qu'il
a fournis pour 28 substances parmi les plus présentes dans notre environnement
aux observations faites après exposition humaine à ces mêmes substances.
Nous espérons que vous défendrez ce Programme aussi bien au sein de
REACH qu'au niveau de la réglementation française.
Nous avons été reçus par Mme Marie-Claire Daveu, directrice de cabinet
de M. Serge Lepeltier, votre prédécesseur. Nous serions heureux de nous
entretenir avec vous pour faire le point sur les éléments que nous avions
transmis et les compléments ci-joints, ainsi que pour savoir quelle
suite vous entendez donner à ce dossier.
Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d'agréer, Madame
la Ministre, nos bien cordiales salutations.
M. François Goulard - Ministre délégué à l'Enseignement supérieur
et à la Recherche - 1 rue Descartes - 75005 Paris
Le 7 novembre 2005
Monsieur le Ministre,
Alors que des secteurs comme la physique bénéficient d'investissements
importants, les sciences de la Vie font plutôt figure de parent pauvre.
Ceci ne devrait pas nous étonner quand on sait que certaines techniques
continuent à être utilisées comme au XIXe siècle. L'expérimentation
animale, en effet, se pratique comme au temps de Claude Bernard qui
ne s'y fiait pas tout-à-fait mais y avait recours faute de mieux. Les
étudiants devraient-ils croire que cent cinquante ans de recherche n'ont
abouti à aucun progrès ?
Pourtant, les connaissances et les techniques non invasives permettant
l'étude de l'être humain ont fait des pas de géant depuis 1950 avec
la découverte de l'ADN et surtout depuis 1990 avec le séquençage du
génome humain. Ces connaissances permettent de démontrer pour quelle
raison aucune espèce animale n'est le modèle biologique d'une autre
et, donc, pour quelle raison l'expérimentation animale ne présente aucun
intérêt scientifique en biomédecine.
L'essor des puces à ADN nous permet aujourd'hui de mesurer l'expression
des gènes, avec des applications pratiques immédiates pour une toxicologie
fiable, par exemple, comme vous le constaterez à la lecture du document
ci-joint, un hors série de notre revue trimestrielle, La Notice d'
Antidote. Notre Programme de toxicologie scientifique rend illicites
les expériences de toxicologie faites sur les animaux et nous espérons
que vous veillerez à ce que celles-ci ne soient plus pratiquées dans
les établissements publics.
A la veille des votes sur REACH, nous ne doutons pas que vous aurez
à coeur de permettre la formation de toxicologues compétents et de promouvoir
la science moderne et responsable qui ferait la fierté de la France.
Nous sommes à votre disposition pour toute information complémentaire
et espérons que vous voudrez bien nous accorder un entretien où vous
vous pourriez mieux apprécier nos compétences et l'aide que nous pourrions
apporter dans le développement de la toxicogénomique.
Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d'agréer, Monsieur
le Ministre, nos bien cordiales salutations.
M. François Loos - Ministre délégué à l'Industrie - 139 rue
de Bercy - 75572 Paris Cedex 12
Le 7 novembre 2005
A la suite de ce courrier, nous avons été reçus par deux représentants
de ce ministère, le 4 janvier 2006.
Monsieur le Ministre,
Au fur et à mesure que le projet REACH avance, l'attention du public
se focalise sur le danger des substances chimiques, dénoncé aussi bien
par des médecins et chercheurs de renom que par des associations de
tous bords, en particulier environnementales et de consommateurs. L'industrie
chimique affirme être favorable à REACH mais lui a pourtant fait perdre
beaucoup de son intérêt, par exemple, en obtenant que le nombre de substances
à tester passe de 100.000 à 30.000 ou en raison de sa réticence à communiquer
les données déjà disponibles sur les substances.
La nature des tests est un point central de REACH mais, hélas, il est
peu évoqué. Pourtant, en adoptant des tests fiables, rapides et peu
onéreux, les industriels pourraient redorer leur image et conserver
leurs marges, voire les augmenter en évitant d'investir sur des molécules
qui se révèleraient trop dangereuses dès les premiers stades de leur
développement, en évitant d'avoir à indemniser les victimes après des
procès coûteux, en inspirant la confiance en leurs produits, gagnant
ainsi de nouveaux clients.
Or, la plupart des tests actuels se fondent sur l'expérimentation animale,
méthode longue, chère et qui se pratique encore comme au XIXe siècle.
Comment les industriels espèrent-ils garder leur crédibilité s'ils testent
leurs produits avec des méthodes largement dépassées, peu ou pas fiables
et dont les résultats peuvent facilement être manipulés ? Comment croire
qu'ils fournissent les meilleurs produits possibles s'ils tournent le
dos aux récents progrès scientifiques et techniques qui ont permis l'émergence
de tests réellement capables de déceler les potentiels pathologiques
des substances pour les humains ?
Vous trouverez ci-joint un hors série de La Notice d'Antidote
consacré au Programme de toxicologie scientifique mis au point par nos
chercheurs et des résultats obtenus pour évaluer 28 substances chimiques
parmi les plus présentes dans notre environnement. Ce Programme présente
une approche originale de la toxicogénomique, méthode en plein essor
aux Etats-Unis et au Japon. A défaut de l'adopter maintenant, les industriels
européens risquent fort de devoir en passer par les brevets américains
et japonais dans quelques années. Nous espérons donc que vous défendrez
ce Programme aussi bien au sein de REACH qu'au niveau de la réglementation
française.
Nous sommes, bien sûr, à votre disposition pour toute information complémentaire
et espérons que vous voudrez bien nous accorder un entretien où vous
pourriez mieux apprécier nos compétences et l'aide que nous pourrions
apporter pour l'implémentation de ces tests.
Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d'agréer, Monsieur
le Ministre, nos bien cordiales salutations.
M. Renaud Dutreil - Ministre des PME - 80 rue de Lille - 75700
Paris
Le 20 avril 2006
Monsieur le Ministre,
Vous n'ignorez pas qu'une réglementation sur les substances chimiques
(le projet REACH) est en train de se mettre en place au niveau européen,
avec, pour objectif, une meilleure sécurité sanitaire et environnementale.
Notre santé se dégrade, des espèces animales et végétales disparaissent
à jamais et de nombreuses études scientifiques montrent le rôle que
semblent jouer les substances chimiques dans cette évolution alarmante.
Pourtant, plusieurs chefs d'Etat ont demandé que la compétitivité des
entreprises soit respectée et que l'on évite de faire peser, sur ces
dernières, de trop lourdes charges.
Tous ces objectifs peuvent être atteints si l'on adopte des méthodes
de tests fiables et dont les avancées techniques permettent actuellement
l'essor. L'enjeu est crucial pour les PME qui, contrairement aux grandes
entreprises de chimie, craignent de devoir déposer leur bilan si REACH
leur impose de faire tester leurs produits par les méthodes classiques.
Claude Reiss, président d'Antidote Europe et gérant de Vigilent Technologies,
par ailleurs ancien directeur de recherche au CNRS, a eu l'occasion
d'évaluer cette inquiétude au cours d'une récente réunion sur REACH
organisée par la Chambre de commerce et d'industrie de Melun.
Notre comité scientifique a développé une approche nouvelle de la toxicogénomique,
méthode à la fois fiable, rapide et peu coûteuse, déjà approuvée par
le Parlement européen en première lecture sur REACH le 17 novembre dernier.
M. Thomas Hartung, directeur du Centre européen de validation des méthodes
alternatives (ECVAM), fustige, dans la presse, les méthodes classiques
reposant sur l'expérimentation animale (avec raison puisqu'il est prouvé
qu'aucune espèce animale n'est le modèle biologique d'une autre) et,
nous ayant accordé un entretien de plusieurs heures, a porté un jugement
favorable sur la toxicogénomique, bien que les lenteurs administratives
empêchent l'utilisation immédiate de cette technique. Combien de PME
pourront attendre ?
Nous souhaitons donc vous rencontrer afin de vous présenter plus avant
l'intérêt d'implémenter la toxicogénomique dès que possible et de voir
ensemble comment vos services pourraient contribuer à cet objectif et
contribuer ainsi à la compétitivité, si ce n'est à la survie, des PME
de la chimie. N'hésitez pas à nous proposer un rendez-vous à votre convenance.
En vous remerciant pour votre attention, je vous prie d'agréer, Monsieur
le ministre, mes bien respectueuses salutations.
PJ : hors série de notre publication présentant la toxicogénomique,
déclarations de M. Hartung dans Nature du 10 novembre 2005 et
RDT info de février 2006.
M. Xavier Bertrand - Ministère de la Santé et des Solidarités
- 8 ave de Segur - 75700 Paris
Le 7 novembre 2005
Monsieur le Ministre,
Au fur et à mesure que le projet REACH avance, l'attention du public
se focalise sur les dangers des substances chimiques, dénoncé aussi
bien par des chercheurs et médecins de renom (comme le professeur Dominique
Belpomme, initiateur de l'Appel de Paris) que par des associations de
tous bords, en particulier environnementales et de consommateurs.
Il n'est donc plus possible d'ignorer ou de minimiser ce danger mais,
au contraire, de l'évaluer le plus précisément possible. Si REACH s'est
donné ce but, il faudrait aussi qu'il s'en donne les moyens. Or, les
tests prévus pour évaluer la toxicité des substances chimiques reposent,
pour leur plus grande partie, sur l'expérimentation animale. Antidote
Europe démontre, avec des arguments scientifiques, que les tests faits
sur les animaux ne sont pas fiables pour les humains. Cette démonstration
est confirmée par de nombreux exemples qui font, hélas, de nombreuses
victimes humaines. En 1997, M. Bernard Kouchner, l'un de vos prédécesseurs,
révélait que les effets secondaires de médicaments font près de 20.000
morts chaque année en France. Ces médicaments ont pourtant tous été
testés sur des animaux. On peut donc craindre le pire si de tels tests
sont adoptés pour REACH.
Les gouvernements porteront donc une lourde responsabilité dans l'augmentation
du nombre de victimes des substances chimiques (y compris médicamenteuses)
s'ils ne prennent pas des mesures immédiates pour que la réglementation
tienne compte des récents progrès scientifiques et techniques. En effet,
il existe des méthodes fiables pour évaluer le potentiel pathologique
des substances chimiques, méthodes, en outre, plus rapides et moins
coûteuses que l'expérimentation animale.
Vous trouverez ci-joint un hors série de La Notice d'Antidote
consacré au Programme de toxicologie scientifique mis au point par nos
chercheurs et utilisé pour tester 28 substances parmi les plus présentes
dans notre environnement. La validité de ce Programme est démontrée
par la comparaison de nos résultats et des observations faites après
exposition humaine à ces substances. Nous espérons que vous défendrez
ce Programme aussi bien au sein de REACH qu'au niveau de la réglementation
française.
Nous sommes, bien sûr, à votre disposition pour toute information complémentaire
et espérons que vous voudrez bien nous accorder un entretien où vous
pourriez mieux apprécier nos compétences et l'aide que nous pourrions
apporter pour l'implémentation de ces tests.
Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d'agréer, Monsieur
le Ministre, nos bien cordiales salutations.
Dr Bertrand Xerri - Service Evaluation des médicaments - Haute autorité
de santé - 2 ave du Stade de France - 93218 St-Denis la Plaine Cedex
Le 9 février 2006
Monsieur,
La médecine allopathique a recours à des milliers de médicaments dont
les effets potentiellement thérapeutiques et toxiques sont évalués sur
les animaux. Or, notre comité scientifique démontre qu'aucune espèce
animale n'est le modèle biologique d'une autre. Il s'ensuit que les
essais pré-cliniques sur des rongeurs et autres mammifères ne garantissent
pas la sécurité des premiers humains qui absorberont la nouvelle molécule.
Les effets secondaires de médicaments sont aujourd'hui la quatrième
cause de mortalité dans les pays développés, ils coûtent des fortunes
aux Etats, aux mutuelles et aux fabricants et ternissent l'image de
ces fabricants, voire des médecins. Les patients se tournent de plus
en plus vers les médecines non conventionnelles.
Or, les progrès scientifiques des deux dernières décennies et les techniques
modernes permettent une évaluation fiable des substances chimiques,
ainsi que le montre le hors série de La Notice d'Antidote que vous trouverez
ci-joint. Des méthodes comme notre Programme de toxicologie scientifique
(PTS) confèreraient un grand avantage aux laboratoires pharmaceutiques
en leur permettant d'arrêter très tôt les investissements sur une molécule
dangereuse, de produire des médicaments sûrs ou dont on connaîtrait
bien les effets secondaires, d'identifier les groupes d'individus qui,
en raison du polymorphisme génétique humain, auraient plus de risques
(ou de bénéfices) à utiliser tel médicament.
Dans le cadre de votre mission d'évaluation périodique du service attendu
ou rendu des produits de santé et, plus précisément des médicaments,
le PTS pourrait vous aider à mieux comprendre les mécanismes d'action
des médicaments, en plus de mettre en évidence leurs effets toxiques.
Antidote Europe est une association à but non lucratif, créée par des
chercheurs issus du CNRS, oeuvrant pour une plus grande sécurité sanitaire.
Nous serions donc très heureux de collaborer dans ce sens avec les autorités
concernées et, dans l'immédiat, de vous rencontrer afin de vous présenter
plus en détail notre expertise scientifique. N'hésitez pas à nous proposer
un rendez-vous à votre convenance.
Veuillez agréer, Monsieur, nos bien cordiales salutations.
M. Daniel Vittecoq - Président de la Commission d'AMM - AFSSAPS
- 143 bd Anatole France - 93200 Saint-Denis
Le 23 décembre 2005
Monsieur,
La Commission d'AMM, que vous présidez, examine les résultats d'études
pharmaceutiques, biologiques, pharmacologiques, chimiques et, en particulier,
toxicologiques, concernant les molécules qui seront éventuellement autorisées
à la vente en tant que médicaments. Or, nous apprenions dans Le Monde
du 13 novembre 1997 (déclarations de M. Bernard Kouchner, alors secrétaire
d'Etat à la Santé) que les effets secondaires de médicaments provoquent
près de 20 000 décès par an en France. Il est donc urgent de mettre
en place des essais pré-cliniques et cliniques plus fiables, afin qu'un
plus grand nombre d'effets secondaires soient détectés avant la mise
sur le marché des médicaments.
Les essais pré-cliniques sur les animaux devraient être supprimés. En
effet, les connaissances scientifiques acquises dans le dernier demi-siècle
permettent de démontrer qu'aucune espèce n'est le modèle biologique
d'une autre. Démonstration qui se trouve confirmée par les très nombreux
exemples de différences entre les réponses de différentes espèces animales
à une même substance chimique. Ainsi, les tests sur les animaux ne peuvent
pas permettre de mettre en évidence tous les effets secondaires qui
se manifesteront chez les humains et, de plus, ils risquent de désigner
comme dangereuses des substances qui, en fait, seraient thérapeutiques
et sans danger pour nous. Un récent sondage effectué au Royaume Uni
a montré que plus de 80% des médecins généralistes britanniques pensaient
que les expériences faites sur les animaux pouvaient induire en erreur.
Nous espérons que vous considèrerez comme digne d'intérêt cette opinion
exprimée par les professionnels amenés à prescrire les substances que
vous autorisez.
La sécurité des volontaires se prêtant aux essais cliniques, et celle
des futurs patients, serait bien mieux assurée par des tests préalables
qui soient véritablement scientifiques. A ce propos, vous trouverez
ci-joint un hors série de notre revue trimestrielle, La Notice d'Antidote,
dans lequel nous présentons une approche nouvelle, pratique, rapide
et peu onéreuse de la toxicogénomique, méthode actuellement en plein
essor aux Etats-Unis et au Japon. Nous avons mis en oeuvre cette approche
pour évaluer la toxicité de 28 substances chimiques et, ainsi, nous
avons prouvé sa fiabilité pour détecter la toxicité des substances pour
les humains. Cette méthode permettrait aussi d'évaluer la toxicité pour
différents groupes ethniques humains ou en fonction du sexe, informations
précieuses pour mieux concevoir les essais cliniques.
Nous espérons que vous aurez à coeur d'intégrer les connaissances scientifiques
et techniques les plus récentes et pertinentes dans la définition des
éléments devant vous être fournis en vue de l'obtention de l'AMM. Votre
site internet précise que "la commission a la faculté d'entendre toute
personne qualifiée". Nous serions donc heureux de vous rencontrer afin
de mieux vous exposer les avantages des tests de toxicogénomique et
leur faisabilité.
En vous remerciant pour votre attention, nous vous prions d'agréer,
Monsieur, nos bien cordiales salutations.
M. Jean-Hugues Trouvin - Directeur de l'évaluation des médicaments
et des produits biologiques - AFSSAPS - 143 bd Anatole France -
93200 Saint-Denis
Le 23 décembre 2005
Monsieur le Directeur,
L'AFSSAPS est amenée, après avis de la commission d'AMM, à délivrer
une autorisation de mise sur le marché pour les spécialités pharmaceutiques.
Or, nous apprenions dans Le Monde du 13 novembre 1997 (déclarations
de M. Bernard Kouchner, alors secrétaire d'Etat à la Santé) que les
effets secondaires de médicaments provoquent près de 20 000 décès par
an en France. Il est donc urgent de mettre en place des essais pré-cliniques
et cliniques plus fiables, afin qu'un plus grand nombre d'effets secondaires
soient détectés avant la mise sur le marché des médicaments.
D'ores et déjà, des tests fiables existent et devraient être exigés
dans tout dossier de demande d'AMM. Vous trouverez ci-joint un hors
série de notre revue trimestrielle, La Notice d'Antidote, dans
lequel nous présentons une approche nouvelle, pratique, rapide et peu
onéreuse de la toxicogénomique, méthode actuellement en plein essor
aux Etats-Unis et au Japon. Nous avons mis en oeuvre cette approche
pour évaluer la toxicité de 28 substances chimiques et, ainsi, nous
avons prouvé sa fiabilité pour détecter la toxicité des substances pour
les humains. Cette méthode permettrait aussi d'évaluer la toxicité pour
différents groupes ethniques humains ou en fonction du sexe, informations
précieuses pour mieux concevoir les essais cliniques.
Afin que l'AFSSAPS soit à même d'assurer son rôle, nous espérons que
vous aurez à coeur de faire évoluer la réglementation de sorte de prendre
en compte les connaissances scientifiques et techniques les plus récentes
et pertinentes, ainsi que d'éliminer les anachronismes tels que les
tests sur les animaux, à une époque où il est démontré qu'aucune espèce
animale n'est le modèle biologique d'une autre. L'expérimentation animale
est donc le vestige d'un empirisme peu scientifique et, au XXIe siècle,
elle n'a plus sa place, d'une part parce qu'elle ne fournit pas de résultats
transposables aux humains et d'autre part parce qu'il existe des techniques
véritablement scientifiques et éprouvées.
La toxicogénomique, par exemple, permettrait de mieux garantir la sécurité
des patients, tout en conférant un avantage compétitif important aux
industriels qui voudraient la mettre en oeuvre, puisqu'elle permet,
à des stades très précoces du développement des substances, de connaître
leur toxicité potentielle, de savoir par quels mécanismes cette toxicité
peut se manifester et, ainsi, d'aider à concevoir les modifications
chimiques nécessaires pour conserver l'effet thérapeutique tout en supprimant
la toxicité.
Nous serions donc heureux de vous rencontrer afin de mieux vous exposer
les avantages de cette technique, ainsi que nos compétences, que nous
mettons au service des autorités.
En vous remerciant pour votre attention, nous vous prions d'agréer,
Monsieur, nos bien cordiales salutations.
Dr Jean-Louis Calloc'h - Conseil national de l'Ordre des médecins
- 180 bd Haussmann - 75008 Paris
Et plusieurs syndicats de médecins :
Confederation des Syndicats Medicaux Francais (CSMF) - 79 rue de Tocqueville
- 75017 Paris
Federation des Medecins de France (FMF) - 60 rue Laugier - 75017 Paris
Syndicat des medecins liberaux (SML) - 83 route de Grigny - 91136 Ris
Orangis Cedex
Le 3 novembre 2005
Monsieur,
La médecine allopathique a recours à des milliers de médicaments dont
les effets potentiellement thérapeutiques et toxiques sont évalués sur
les animaux. Or, notre comité scientifique démontre qu'aucune espèce
animale n'est le modèle biologique d'une autre. Il s'ensuit que les
essais pré-cliniques sur des rongeurs et autres mammifères ne garantissent
pas la sécurité des premiers humains qui absorberont la nouvelle molécule.
Les effets secondaires de médicaments sont aujourd'hui la quatrième
cause de mortalité dans les pays développés, ils coûtent des fortunes
aux Etats, aux mutuelles et aux fabricants et ternissent l'image de
ces fabricants, voire des médecins. Les patients se tournent de plus
en plus vers les médecines non conventionnelles.
Or, les progrès scientifiques des deux dernières décennies et les techniques
modernes permettent une évaluation fiable des substances chimiques,
ainsi que le montre le hors série de La Notice d'Antidote que
vous trouverez ci-joint. Des méthodes comme notre Programme de toxicologie
scientifique (PTS) confèreraient un grand avantage aux laboratoires
pharmaceutiques en leur permettant d'arrêter très tôt les investissements
sur une molécule dangereuse, de produire des médicaments sûrs ou dont
on connaîtrait bien les effets secondaires, d'identifier les groupes
d'individus qui, en raison du polymorphisme génétique humain, auraient
plus de risques (ou de bénéfices) à utiliser tel médicament.
En tant que prescripteurs, il est du devoir des médecins d'exiger que
les méthodes les plus modernes et fiables soient mises en oeuvre par
les fabricants pour garantir la non toxicité des produits. Vous pouvez
agir aussi bien auprès des fabricants qu'auprès des autorités qui délivrent
les autorisations de mise sur le marché et celles qui réglementent les
essais pré-cliniques.
Antidote Europe est une association à but non lucratif, créée par des
chercheurs issus du CNRS, oeuvrant pour une plus grande sécurité sanitaire.
Nous serions donc très heureux de collaborer dans ce sens avec le corps
médical et, dans l'immédiat, de vous rencontrer afin de vous présenter
plus en détail notre expertise scientifique. N'hésitez pas à nous proposer
un rendez-vous à votre convenance.
Veuillez agréer, Monsieur, nos bien cordiales salutations.
AUTORITES EUROPEENNES
M. Patrick Hennessy - Directeur Produits chimiques et construction
- Commission européenne - 200 rue de la Loi - 1049 Bruxelles
- Belgique
Le 3 novembre 2005
Monsieur le Directeur,
Veuillez trouver ci-joint un hors série de La Notice d'Antidote,
consacré au Programme de toxicologie scientifique et aux résultats que
nous avons obtenus en le mettant en oeuvre pour tester 28 substances
chimiques, parmi les plus présentes dans notre environnement.
Je vous envoie également ci-joint une copie de ma lettre du 23 juin
dernier, à laquelle je n'ai pas reçu de réponse.
Nous présentons une méthode d'évaluation de la toxicité des substances
chimiques qui présente des avantages pour toutes les parties intéressées
: elle fiable pour les humains, rapide et moins coûteuse que les actuels
tests sur les animaux. Elle permettrait à la Commission européenne de
regagner la confiance des consommateurs, ainsi que celle des défenseurs
des animaux, et celle des industriels.
Nous espérons que les fabricants de substances chimiques s'intéresseront
à cette technique de pointe et ne voudront pas ternir leur image en
testant leurs produits par des méthodes obsolètes et sans aucune fiabilité.
Si l'évaluation de la toxicité n'est pas la meilleure possible au sein
de leurs entreprises, comment croire que le développement le serait
et qu'ils nous proposent les produits les plus efficaces possibles ?
Dans l'attente de votre réponse, et restant à votre disposition pour
toute information complémentaire, nous vous prions d'agréer, Monsieur
le Directeur, nos bien cordiales salutations.
Le 23 juin 2005
Monsieur le Directeur,
Je vous remercie pour votre courrier du 18 mai dernier, en réponse à
ma lettre du 15 avril. Je me réjouis d'apprendre que la Commission est
"très sensible à la question de l'expérimentation animale" mais je m'inquiète
de ce que la Commission considère que cette expérimentation doive seulement
"être réduite". En effet, nous démontrons que les résultats obtenus
sur les animaux ne sont pas transposables aux humains : deux espèces
animales ayant, par définition d'espèce, des patrimoines génétiques
différents, leurs protéines et donc leurs réactions biologiques seront
différentes. Ce raisonnement est fondé sur les découvertes en génétique
faites dans la seconde moitié du XXe siècle et il est corroboré par
de nombreuses, et pour certaines tragiques, observations. Par exemple,
les effets secondaires de médicaments, tous testés sur différentes espèces
animales, provoquent des centaines de milliers de décès humains chaque
année dans les pays industrialisés. Contestez-vous ce raisonnement et
ces faits ?
Si vous pensez que l'expérimentation animale est fiable, à partir de
quels éléments arrivez-vous à cette conclusion ? Pouvez-vous nous indiquer
quand et comment l'expérimentation animale a-t-elle été validée ? Si
notre raisonnement est juste et si l'expérimentation animale n'est pas
fiable, alors cette pratique ne doit pas être "réduite" : elle doit
être interdite.
Vous nous indiquez que "parmi les méthodes faisant l'objet de travaux
de recherche et d'évaluation [par la Commission], figurent des essais
de toxicité qui reposent sur une approche semblable à notre programme
PTS." Pourriez-vous être plus précis sur la méthode retenue pour ces
essais, sur le stade auquel en sont actuellement les recherches et sur
les compétences des chercheurs qui y travaillent ? Notre PTS est utilisable
dès aujourd'hui ; nous l'avons prouvé en évaluant la toxicité de plusieurs
substances. Il serait regrettable que la Commission consacre des fonds
publics à la mise au point d'une méthode qui existe déjà.
En ce qui concerne les méthodes informatiques, permettez-moi d'émettre
des réserves sur le QSAR. En effet, un programme informatique ne peut
établir des corrélations qu'à partir des données qui lui ont été fournies.
Il est donc évident que si on fournit des données concernant la toxicité
des différentes molécules pour les animaux, le résultat que donnera
le programme ne saurait être fiable pour les humains. Si vous faites
allusion à d'autres méthodes informatiques, pourriez-vous nous indiquer
lesquelles ?
Nous espérons que les industriels auront à coeur d'évaluer leurs produits
avec les meilleures techniques qui existent au XXIe siècle et ne se
contenteront plus d'expériences sur les animaux qui ont toujours été
faites "faute de mieux" et en dépit de leur manque de fiabilité. Nous
restons à votre disposition pour vous présenter plus en détail notre
Programme de toxicologie scientifique.
En vous remerciant pour votre attention, je vous prie d'agréer, Monsieur
le Directeur, mes bien cordiales salutations.
M. Guido Sacconi - Bât. A Spinelli - 15G257 - Parlement européen
- 60 rue Wiertz - Bruxelles - Belgique
Le 3 novembre 2005
Monsieur le Député,
Suite à l'entretien que nous avons eu à votre bureau du Parlement européen
à Bruxelles le 15 juin dernier et à notre courrier du 30 juin 2005,
nous vous faisons parvenir un hors série de La Notice d'Antidote
entièrement consacré à notre approche originale de la toxicogénomique
et aux résultats de nos tests sur 28 substances chimiques parmi
les plus présentes dans notre environnement.
Nous sommes heureux que le processus de REACH se poursuive et que ces
graves questions soient débattues sur la place publique. Pourtant, la
nature des tests est l'un des aspects les moins abordés alors qu'il
est central puisque c'est précisément la fiabilité des tests qui conditionnera
une autorisation à bon escient. Nous sommes inquiets de ce que l'expérimentation
animale figure parmi les méthodes admises, qu'il soit question de la
réduire pour des motifs éthiques (concernant les animaux), alors qu'elle
devrait être interdite pour des raisons scientifiques (concernant les
humains).
Evaluer la toxicité des substances chimiques sur des animaux est pire
que de ne pas l'évaluer du tout puisque cela peut mener à autoriser
des substances dangereuses pour les humains tout en endormant la méfiance
des utilisateurs qui croiront être protégés. Est-ce une conduite éthique
de prétendre épargner des animaux et, dans le même temps, de sacrifier
des humains ?
Ceci n'est pas acceptable car il existe des méthodes fiables pour évaluer
le danger des substances chimiques pour les humains. Nos tests l'ont
prouvé. Certes, notre méthode est perfectible mais elle pourrait très
rapidement être perfectionnée et permettre l'évaluation de 30 000 substances
ou plus dans les deux années à venir. Nous vous serions reconnaissants
de nous faire part de l'avis des experts à l'intention desquels nous
vous avions transmis des documents concernant cette méthode.
Nous sommes à votre disposition pour toute autre précision, pour aider
les autorités européennes à mettre en oeuvre la toxicogénomique, pour
informer l'ensemble des députés si, par exemple, vous organisiez une
conférence sur les tests, au sein du Parlement européen. Ne doutant
pas que vous aurez à coeur de continuer à oeuvrer pour la sécurité sanitaire
et environnementale, nous vous remercions pour les victoires déjà obtenues
dans ce sens.
En vous remerciant également pour votre attention, je vous prie d'agréer,
Monsieur le Député, nos bien cordiales salutations.
M. Roland Schenkel - Joint Research Center - Via Fermi 1 - 21020
Ispra (VA) - Italie
Le 23 décembre 2005
Monsieur le Directeur général,
Dans un récent rapport publié sur votre site ("REACH and the need for
Intelligent Testing Strategies"), vous déplorez que les tests de toxicité
sur les animaux ne puissent pas être remplacés prochainement et vous
reconnaissez qu'il y a un réel besoin de stratégies intelligentes et
intégrées d'évaluation de la toxicité des substances. Vous mentionnez
également votre rôle de conseil auprès des industriels et le besoin
de développer ces stratégies en concertation avec toutes les parties
intéressées, dont les ONG.
Ce rapport appelle plusieurs commentaires de notre part. D'abord, les
connaissances scientifiques acquises dans le dernier demi-siècle permettent
de démontrer qu'aucune espèce animale n'est le modèle biologique d'une
autre. Par conséquent, même s'il n'existait pas de méthodes de toxicologie
scientifiques, les tests sur les animaux ne devraient pas être employés
puisqu'ils ne fournissent pas de résultats valables pour l'espèce humaine.
Les médicaments ont tous été testés sur les animaux et leurs effets
secondaires sont pourtant la quatrième cause de mortalité dans les pays
développés. Il est donc absurde de se référer aux résultats de ces tests
et tout aussi absurde de valider des méthodes dites alternatives en
fonction de la corrélation de leurs résultats avec ceux des tests sur
les animaux. La seule donnée d'intérêt est la toxicité des substances
pour les humains. Pourriez-vous indiquer quelles études auraient été
faites pour établir la corrélation entre les résultats de tests faits
sur les animaux et les résultats d'observations faites sur les humains
? Si vous ne pouvez produire des études concluantes à ce sujet, les
tests sur les animaux doivent être abandonnés dès à présent, indépendamment
de considérations éthiques, tout simplement parce qu'ils peuvent induire
en erreur quant à la toxicité des substances chimiques pour les humains.
Ensuite, vous trouverez ci-joint un hors série de notre revue trimestrielle,
La Notice d'Antidote, dans lequel nous présentons une approche
nouvelle, pratique, rapide et peu onéreuse de la toxicogénomique, méthode
actuellement en plein essor aux Etats-Unis et au Japon. Nous avons mis
en oeuvre cette approche pour évaluer la toxicité de 28 substances chimiques
et, ainsi, nous avons prouvé sa fiabilité pour détecter la toxicité
des substances pour les humains. Lors de son vote le 17 novembre dernier,
le Parlement européen a admis la possibilité de recourir à la toxicogénomique.
Vous pourriez aider à l'application pratique de cette mesure en organisant
un atelier européen consacré à cette discipline, laquelle est susceptible
d'apporter un avantage compétitif important aux industriels qui voudront
s'en servir. En effet, elle permet, à des stades très précoces du développement
des substances, de connaître leur toxicité potentielle, de savoir par
quels mécanismes cette toxicité peut se manifester et, ainsi, d'aider
à concevoir les modifications chimiques nécessaires pour conserver l'efficacité
de la substance tout en supprimant sa toxicité. Si vous ne souhaitez
pas intégrer cette méthode aux stratégies intelligentes de tests, pourriez-vous
nous indiquer pour quelle raison ?
Enfin, en tant qu'ONG impliquée dans la défense de la santé humaine
par une meilleure prévention, nous demandons à faire partie des groupes
de réflexion, ateliers ou autres manifestations que vous comptez organiser
pour développer des stratégies intelligentes d'évaluation de la toxicité
des substances. Notre association a été créée par des chercheurs issus
du Centre national de la recherche scientifique, qui ont une longue
expérience en matière de toxicologie cellulaire et moléculaire. Cette
expérience est au service des autorités et des industriels.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur général, nos bien cordiales salutations.
Dr Thomas Hartung - ECVAM - Via Fermi 1 - 21020 Ispra (VA) -
Italie
Le 7 novembre 2005
Monsieur le Directeur,
Vous trouverez ci-joint un hors série de notre publication trimestrielle,
La Notice d'Antidote, consacré à la présentation détaillée du
Programme de toxicologie scientifique (PTS) et des résultats que nous
avons obtenus en l'utilisant pour évaluer 28 substances chimiques.
Le PTS se fonde sur la toxicogénomique, une technique en plein essor
aux Etats-Unis et au Japon, mais il évite les problèmes rencontrés dans
ces pays, grâce à l'utilisation de petites puces à ADN contenant un
nombre limité de gènes clé. Comme vous le constaterez, le résultat de
nos analyses correspondent aux données obtenues par l'observation d'une
exposition humaine à ces mêmes substances. Cette concordance montre
toute la fiabilité du PTS et son fondamental intérêt par rapport aux
tests sur les animaux qui, eux, n'ont jamais été validés par comparaison
avec les données concernant les humains.
En conséquence, nous vous demandons de valider le PTS ou toute technique
équivalente de toxicogénomique pratiquée sur des cellules humaines
en culture.
Antidote Europe est une association à but non lucratif créée par des
chercheurs issus du Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
français et qui ont organisé deux Ateliers européens de toxicologie
cellulaire et moléculaire (en 1996 à Sophia Antipolis et en 1999 à Paris).
Nous sommes, bien entendu, à votre disposition pour toute information
complémentaire.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, nos bien cordiales salutations.
Comité permanent des médecins européens (CPME) - rue de la Science
41 - 1040 Bruxelles - Belgique
Le 3 novembre 2005
Monsieur,
La médecine allopathique a recours à des milliers de médicaments dont
les effets potentiellement thérapeutiques et toxiques sont évalués sur
les animaux. Or, notre comité scientifique démontre qu'aucune espèce
animale n'est le modèle biologique d'une autre. Il s'ensuit que les
essais pré-cliniques sur des rongeurs et autres mammifères ne garantissent
pas la sécurité des premiers humains qui absorberont la nouvelle molécule.
Les effets secondaires de médicaments sont aujourd'hui la quatrième
cause de mortalité dans les pays développés, ils coûtent des fortunes
aux Etats, aux mutuelles et aux fabricants et ternissent l'image de
ces fabricants, voire des médecins. Les patients se tournent de plus
en plus vers les médecines non conventionnelles.
Or, les progrès scientifiques des deux dernières décennies et les techniques
modernes permettent une évaluation fiable des substances chimiques,
ainsi que le montre le hors série de La Notice d'Antidote que
vous trouverez ci-joint. Des méthodes comme notre Programme de toxicologie
scientifique (PTS) confèreraient un grand avantage aux laboratoires
pharmaceutiques en leur permettant d'arrêter très tôt les investissements
sur une molécule dangereuse, de produire des médicaments sûrs ou dont
on connaîtrait bien les effets secondaires, d'identifier les groupes
d'individus qui, en raison du polymorphisme génétique humain, auraient
plus de risques (ou de bénéfices) à utiliser tel médicament.
En tant que prescripteurs, il est du devoir des médecins d'exiger que
les méthodes les plus modernes et fiables soient mises en oeuvre par
les fabricants pour garantir la non toxicité des produits. Vous pouvez
agir aussi bien auprès des fabricants qu'auprès des autorités qui délivrent
les autorisations de mise sur le marché et celles qui réglementent les
essais pré-cliniques.
Antidote Europe est une association à but non lucratif, créée par des
chercheurs issus du CNRS, oeuvrant pour une plus grande sécurité sanitaire.
Nous serions donc très heureux de collaborer dans ce sens avec le corps
médical et, dans l'immédiat, de vous rencontrer afin de vous présenter
plus en détail notre expertise scientifique. N'hésitez pas à nous proposer
un rendez-vous à votre convenance.
Veuillez agréer, Monsieur, nos bien cordiales salutations.
AUTORITES INTERNATIONALES
M. Donald J. Johnston - OCDE - 2 rue André Pascal - 75775 Paris
Cedex 16
Le 14 novembre 2005
Monsieur le Secrétaire général,
L'OCDE produit de nombreux documents concernant l'évaluation des substances
chimiques, documents sur lesquels s'appuient les réglementations nationales
dans ce domaine. Par exemple : "Classification Systems for Eye Irritation
/ Corrosion", "...for Reproductive Toxicity", "Acute Oral Toxicity Testing",
etc. A l'heure où se construit REACH, la future réglementation européenne,
votre organisation a donc une lourde responsabilité quant aux méthodes
qui seront retenues pour l'évaluation de la toxicité des substances
chimiques. Or, la plupart des méthodes d'évaluation actuellement mentionnées
dans vos documents font appel à l'expérimentation animale.
Nous souhaitons attirer votre attention sur deux points. Le premier,
c'est que l'expérimentation animale ne fournit pas de données fiables
pour les humains car les résultats ne sont pas transposables d'une espèce
à l'autre. Ceci est démontré avec des arguments strictement scientifiques.
Le second point, c'est que, au XXIe siècle, il existe des méthodes fiables
d'évaluation des substances chimiques. Antidote Europe a élaboré un
Programme de toxicologie scientifique (PTS) fondé sur la toxicogénomique,
discipline en plein essor aux Etats-Unis et au Japon. Vous trouverez
ci-joint un hors série de notre publication trimestrielle, La Notice
d'Antidote, consacré à la présentation du PTS et des résultats que
nous avons obtenus en l'utilisant pour évaluer la toxicité de 28 substances
chimiques parmi les plus présentes dans notre environnement. Un seul
test, dont l'exécution ne prend que quelques jours, permet de répondre
à toutes les questions concernant la substance : mutagénicité, cancérogénicité,
immunotoxicité, neurotoxicité, etc. Ceci représente un gain de temps
considérable par rapport à des tests sur les animaux, dont certains
s'étendent sur plusieurs mois. Le coût de tester chaque substance par
le PTS est 100 à 1000 fois moindre qu'avec des animaux. Et, surtout,
le résultat est fiable pour l'homme.
Nous vous demandons, par conséquent, de bien vouloir prendre en compte
ces progrès techniques et de mettre à jour vos documents de sorte que
la toxicogénomique soit utilisée en routine.
Antidote Europe est une association à but non lucratif créée par des
chercheurs issus du CNRS et qui ont organisé deux Ateliers européens
de toxicologie cellulaire et moléculaire (en 1996 à Sophia Antipolis
et 1999 à Paris). Le PTS a fait l'objet d'une première publication en
2003 dans la revue Biogenic Amines. Nous sommes à votre disposition
pour toute information complémentaire et espérons que vous voudrez bien
nous accorder un entretien au cours duquel vous pourriez mieux apprécier
nos compétences et l'aide que nous pourrions apporter pour l'implémentation
de ces tests.
Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d'agréer, Monsieur
le Secrétaire général, nos bien cordiales salutations.
AUTRES CONTACTS
Le hors série de La Notice d'Antidote a également été envoyé
à bien d'autres personnes. Si nous n'avons pas pu, dans chaque cas,
y joindre une lettre personnalisée, ce hors série contenait, en page
3, une lettre adressée "A vous qui espérez une longue vie pour vos enfants
!" Cette lettre est reproduite ci-dessous, vous pouvez également vous
en inspirer.
Parmi les nombreux destinataires :
plusieurs députés et sénateurs français ayant des responsabilités dans
le domaine de la santé
tous les députés européens français, belges et luxembourgeois
plus de 70 laboratoires pharmaceutiques, parmi lesquels, Abbott, AstraZeneca,
Aventis Pharma, Bayer, Bristol Myers Squibb, Glaxo SmithKline, Janssen,
Lilly, Merck Sharp & Dohme, Novartis, Procter & Gamble, Roche, Sandoz,
Sanofi Synthélabo, Servier, Wyeth, etc.
les services d'endocrinologie, neurologie ou oncologie des principaux
hôpitaux parisiens
les membres de la Commission d'Orientation du Plan National Sante Environnement
l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale (AFSSE)
l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA)
l'Institut national du cancer (INCA)
l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS)
l'Institut français de l'environnement (IFEN)
l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES)
l'Institut Gustave Roussy - Direction de la Recherche
le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), un organisme
en relation avec l'OMS
de
nombreuses mutuelles et syndicats
des associations de consommateurs
bien sûr, de très nombreux journalistes de la presse écrite, radio ou
télé.
Madame, Monsieur,
La presse annonçait triomphalement il y a quelques mois que l'espérance
de vie des Français avait encore augmenté et dépassait les 80 ans. Mais
à quel prix ! Dans quelles souffrances se déroulent les dernières années
d'une personne atteinte de cancer ou d'Alzheimer ?
Les progrès de la médecine sont loin de suffire quand nos organismes
sont exposés aux agressions chimiques et physiques d'un environnement
que nos activités ont pollué. Comme il est impossible de nettoyer vite
cet environnement, il est urgent que nous cessions de l'engorger de
déchets dont les effets se retournent contre nous.
Un grand nombre de produits chimiques avec lesquels nous sommes en contact
sont cancérigènes, neurotoxiques, perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire,
affectent nos fonctions physiologiques essentielles. Pourtant, les fabricants
continuent à affirmer que les risques ne sont pas avérés.
Antidote Europe propose
une méthode fiable pour mettre en évidence les effets des substances
chimiques sur nos cellules. Le Programme de toxicologie scientifiques
(PTS) a été mis au point par des chercheurs issus du Centre National
de la Recherche Scientifique (CNRS) et qui ont organisé deux Ateliers
européens de toxicologie cellulaire et moléculaire. Les connaissances
les plus récentes et des techniques de pointe ont donc été mises à profit
pour élaborer ce Programme.
Le PTS est, au moindre coût et en quelques jours, un outil capable de
déceler les substances les plus dangereuses. C'est donc à chacun d'entre
nous d'être responsable et, quels que soient nos moyens, d'agir sans
plus attendre : les industriels doivent cesser de produire ces substances
dangereuses, les autorités doivent veiller à ce que notre santé soit
prise en compte prioritairement au chiffre d'affaires des multinationales,
le public doit s'informer et ne consommer que des produits qui ne mettent
pas en danger nos vies et ne compromettent pas l'avenir de l'espèce
humaine.
Ne rien faire, c'est laisser faire... Les bébés naissent aujourd'hui
avec des dizaines de substances chimiques dans leur sang. Quand il nous
accuseront, puissions-nous au moins leur répondre que nous avons réagi
dès que nous avons eu conscience du danger.
Pour nos enfants, pour la planète, pour notre conscience, agissons
!
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