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Qu'y aurait-il à craindre d'un débat sur l'expérimentation animale ?

Antidote Europe vient d’envoyer au Directeur général du CNRS, à celui de l’INSERM et à celui de l’INRA, une lettre demandant que ces EPST (établissement public à caractère scientifique et technologique) , qui consacrent une part importante de leurs budgets à l’expérimentation avec des modèles animaux, prennent position sur une question simple mais essentielle : les évaluations des risques sanitaires humains sur des animaux considérés comme modèles biologiques de l’homme, sont-elles pertinentes et scientifiquement justifiées ?

Une étude scientifique démontre les effets néfastes de mélanges de certains pesticides couramment utilisés

Une étude subventionné par Antidote Europe démontre les effets néfastes de mélanges des pesticides pyrimethanil, cyprodinil and fludioxonil.

Le lien entre le code de Nuremberg et notre santé

La science a évolué depuis 65 ans, suite a la deuxième guerre mondiale mais pas les lois.

Claude Reiss sur France Inter

Bonjour, Nous avons le plaisir de vous informer que Claude Reiss sera en direct sur France Inter demain mardi 10 juillet à  14h.L’émission portera sur les effets toxiques des substances chimiques. N’hésitez pas à  faire suivre ce message à  tous vos contacts. Bien cordialement, L’équipe d’Antidote Europe

Des scientifiques contestent la validité des expériences sur le singe

Article publié dans la revue en ligne à  comité de lecture Medicolegal and Bioethics conteste la validité des expériences faites sur des singes.

Les effets secondaires tuaient 197 000 citoyens européens annuellement

L’association française Antidote Europe a, une nouvelle fois, appelé l’Union européenne à  cesser d’utiliser des animaux pour tester les médicaments destinés à  l’homme. Dans une lettre envoyée au commissaire John Dalli, Antidote Europe rappelle que de plus en plus de scientifiques considèrent que les tests sur des animaux sont à  peu près aussi prédictifs des réactions humaines que de jouer à  pile ou face.

Les malades, vrais cobayes de l'industrie pharmaceutique

Le comité scientifique d’Antidote Europe félicite les médias qui se font enfin l’écho des dangers des médicaments.

Les Européens demandent l'évaluation fiable de la toxicité des substances chimiques

Une association française réitère ses mises en garde contre le bisphénol A: Et déplore que l’AFSSA se laisse distraire par des résultats obtenus sur des animaux alors que des données humaines fiables sont disponibles.

 

Communiqués de presse

Les malades, vrais cobayes de l'industrie pharmaceutique

 

Date

jeudi 6 janvier 2011

 

Résumé

Le comité scientifique d’Antidote Europe félicite les médias qui se font enfin l‘écho des dangers des médicaments.

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Le comité scientifique d’Antidote Europe félicite les médias qui se font enfin l‘écho des dangers des médicaments. Créée par des chercheurs issus du CNRS, Antidote Europe encourage vivement à  exposer sans tabou l’immense gouffre qui sépare les techniques fiables, disponibles dans les laboratoires pour évaluer les effets secondaires des médicaments et une réglementation datant de près d’un siècle qui impose encore des tests obsolètes.

Actuellement, tous les médicaments doivent d’abord être longuement testés sur des animaux, modèles supposés de l’homme, en réalité présentant des réactions physiologiques le plus souvent radicalement différentes des nôtres. Illustration tragique récente : six jeunes hommes, volontaires sains pour un essai clinique d’un médicament au Royaume Uni, ont failli mourir après injection, alors que cette même molécule avait été préalablement longuement testée sans problème et à  des doses très supérieures sur des lapins et des singes. Si des réactions aussi graves sont rares, les effets toxiques constatés sur les premiers cobayes humains sont très fréquents au point que neuf médicaments sur dix déjà  testés sur des animaux échouent aux tests sur l’homme (1). La réglementation doit sans délai abolir ces tests sur des animaux qui, loin de garantir la sécurité des essais sur l’homme, peuvent, au contraire, masquer la toxicité des médicaments pour nous. Résultat : ce sont les patients humains qui sont les vrais cobayes de l’industrie pharmaceutique, environ 20.000 en décèdent chaque année en France (2).

La réglementation en vigueur fait depuis plusieurs décennies l’impasse sur les progrès scientifiques qui ont permis d‘établir de nombreuses méthodes fiables, reproductibles et rapides pour évaluer les effets chez l’homme des médicaments et autres substances chimiques. Voir, par exemple, les résultats obtenus par toxicogénomique sur le paracétamol (3) et 27 autres substances chimiques par Antidote Europe (http://antidote-europe.org/campaigns/28-chemicals). Cette méthode aurait sans doute révélé à  temps la toxicité du Mediator.

Des milliers de chercheurs dans le monde développent déjà  la médecine personnalisée de demain afin d‘établir l’effet thérapeutique et les effets secondaires d’un médicament chez un patient donné. Qu’attendent nos autorités de santé, qui prétendent avoir le souci de la santé de la population ? Qu’ils s’emparent des possibilités offertes par la science moderne pour enfin éradiquer le fléau des effets secondaires des médicaments, 4ème cause de mortalité en France (3 ou 4 fois le nombre de tués sur la route) et 6ème cause d’hospitalisation. Qu’ils changent sans délai une réglementation à  l‘évidence totalement insuffisante, encore moins fiable que de jouer à  pile ou face ! Qu’ils obligent l’industrie pharmaceutique à  produire des données réellement scientifiques pour étayer leur dossier de demande d’autorisation de mise sur le marché, au lieu de continuer à  mettre en péril notre santé en imposant des tests sur des animaux. Que ces autorités veuillent bien enfin comprendre que nous ne sommes pas des rats de 70 kg !

(1) Lester Crawford du FDA, cité dans la revue The Scientist (6.8.2004) “Innovation or Stagnation, Challenge and Opportunity on the Critical Path to new Medical Products”.
(2) Le Monde, 13 novembre 1997, déclarations de M. Bernard Kouchner, alors secrétaire d’Etat à  la Santé.
(3) Entre autres activités dommageables, l’acétaminophène engage les cellules du foie vers la cancérisation (inhibition du contrôle de la division cellulaire, nombreux dommages au patrimoine génétique), tout en bloquant l’apoptose (mécanisme d‘élimination des cellules cancéreuses). Dans les cellules neuronales, ce produit et son métabolite freinent la production de deux neurotransmetteurs importants (dont l’un impliqué dans Parkinson) et inhibe des gènes en charge de la mise en place des cellules neuronales chez l’embryon. Il inhibe l’action d’androgènes et freine la stimulation hormonale (risque de malformations génitales mâles, frein de la spermatogénèse).

 

Publication Date

Thu 6 Jan 2011

 

Contact

Claude Reiss
Tel: (0)4 76 36 35 87

André Ménache
Mob: (0790) 644-6889