comit� scientifique pour une science responsable

Steve Kaufman au sujet de l’expérimentation animale

Le Dr Kaufman est co-président de la Medical Research Modernization Committee (MRMC, Comité de modernisation de la recherche médicale) depuis 1986. Il a fourni plusieurs expertises scientifiques dans des actions en justice ayant trait à  l’utilisation d’animaux dans la recherche scientifique.

steve kaufman expérimentation animaleLe Dr Stephen Kaufman a obtenu son diplôme à  l’‘Université Yale en 1981. Il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses avant de terminer ses études de médecine à  la Case Western Reserve University School of Medicine en 1985. Il s’‘est ensuite spécialisé en ophtalmologie à  l’‘Université de New York. Il est actuellement professeur d’‘ophtalmologie et a publié de nombreux articles dans les revues scientifiques. Le Dr Kaufman est co-président de la Medical Research Modernization Committee (MRMC, Comité de modernisation de la recherche médicale) depuis 1986. Il a fourni plusieurs expertises scientifiques dans des actions en justice ayant trait à  l’‘utilisation d’‘animaux dans la recherche scientifique. Le MRMC est une association d’‘envergure nationale aux Etats-Unis, composée de médecins, chercheurs et autres professionnels de la santé qui évaluent les bénéfices, risques et coûts des différentes méthodes et technologies de soins et de recherche médicale. Cette organisation a publié quelques excellents documents, l’‘un desquels est disponible en français sur internet (http://www.mrmcmed.org/critical_look_f.pdf ) et sera sans doute très apprécié de nos lecteurs.

Antidote Europe (AE) : A quel moment, au cours de vos études de médecine, avez-vous pris conscience des limites du “modèle” animal ?

Dr Stephen Kaufman (SK) : Cela s’est fait graduellement. J’avais toujours été inconfortable concernant l‘éthique de l’expérimentation animale et je savais qu’il existait des problèmes scientifiques dans beaucoup de domaines de la recherche. Pendant mon internat à  New York, j’ai été contacté par le Dr Murry Cohen. Ses remarques au sujet des “modèles” animaux et les livres et articles qu’il me recommanda de lire m’ont aidé à  comprendre les défauts scientifiques de la modélisation par les animaux.

AE : Avez-vous pu compléter vos études d’ophtalmologie sans faire de recherches sur l’animal ?

SK : La chirurgie ophtalmique, comme les autres spécialisations chirurgicales, s’apprend surtout en travaillant sur les patients sous la supervision attentive de chirurgiens expérimentés. Le chirurgien en cours de formation prend de plus en plus de responsabilités au fur et à  mesure que son habileté se développe. Il n’y a nul besoin de s’entraîner sur des animaux et, en vérité, il n’y a jamais eu de telle opportunité pendant mes études.

AE : Pourriez-vous décrire les origines du MRMC, que vous avez aidé à  créer ?

SK : Le MRMC a été conçu par Alice Herrington, alors présidente de Friends of Animals (Amis des animaux), aujourd’hui décédée. Elle était convaincue de la nécessité d’un groupe de médecins, indépendants du mouvement de défense animale, qui pourrait soulever des objections scientifiques à  la vivisection. Avec le Dr Richmond Hubbard, ella a lancé le MRMC. Le Dr Murry Cohen les a rejoints et s’est très vite impliqué très activement dans cette association. Peu après, Murry m’a recruté et, ensemble, nous avons été les piliers du MRMC pendant plusieurs années.

AE : Quel a été votre principal succès dans la dénonciation des limites de la recherche sur des animaux ?

SK : Je pense que notre meilleure médiatisation a été un article publié en février 1999 dans Scientific American, article que j’ai co-signé avec le Dr Neal Barnard, président du Physicians Committee for Responsible Medicine (1). Je pense que nous avons fait plusieurs contributions importantes, en particulier grâce à  notre brochure “Un regard critique sur l’expérimentation animale” et la série de monographies “Perspectives sur la recherche médicale”.

AE : Y a-t-il des thèmes non couverts par cette interview et que vous aimeriez aborder ?

SK : Je crois sincèrement qu’il y a des preuves solides, dans l’histoire et l‘époque actuelle des sciences, du fait que les modèles animaux sont inutiles pour le progrès médical. De plus, ces modèles ont souvent induit en erreur et continuent de le faire. Leur valeur scientifique globale est douteuse. Des animaux sont utilisés pour des études médicales et scientifiques autrement que pour modéliser des maladies humaines, par exemple pour des tests de toxicité, comme réservoirs d’agents infectieux, pour des greffes d’organes. Pour beaucoup de ces utilisations, des méthodes sans animaux ont remplacé ou devraient remplacer le recours à  l’animal. Pour les cas où des méthodes comparables ou supérieures sans animaux ne sont pas disponibles, il est probable que de telles méthodes seraient développées si l’expérimentation animale n‘était pas une option. La nécessité est la mère de l’invention.

(1) PCRM (Comité de médecins pour une médecine responsable) ; voir l’interview du Dr Neal Barnard dans La Notice d’Antidote n°24.



Entretiens avec des chercheurs ou médecins opposés à l'expérimentation animale

Interview avec Dr Samuel Constant

Equipe Epithelix 10 novembre 2013: Tester les polluants de l’air sans animaux Dans l’interview de ce trimestre comme dans celle du dernier numéro, nous vous présentons un chercheur travaillant dans une société privée. Il propose donc une méthode permettant de résoudre un problème précis :

Interview avec Dr Meg Lewis

Meg photo 22 août 2013: Antidote Europe (AE) : A quel moment au cours de vos études scientifiques avez-vous commencé à contester la valeur des « modèles animaux » pour la médecine humaine ? Quelle est votre opinion actuelle sur l’expérimentation animale dans la recherche et la

André Ménache sur Radio Aviva

Portrait-2009-11-06 5 juillet 2013: André Ménache, Directeur scientifique d’Antidote Europe, a donné une interview sur les ondes de la radio montpelliéraine Radio Aviva le 24 juin 2013. Invité de l’émission « Ramène ta science », André Ménache a répondu aux questions de Claire Moreau à propos

Enseignement sans animaux : tout le monde y gagne !

dissection 30 mai 2013: Les méthodes d'enseignement de la biologie et de la médecine humaines sans dissections ni expériences sur des animaux sont au point et à la pointe. Des centaines de méthodes ont déjà fait leurs preuves et de nouvelles méthodes sont progressivement développées. Elles satisfont les enseignants, les étudiants... et les comptables, car elles sont généralement moins chères que l'expérimentation animale. Leur succès rend notre époque "très excitante", nous dit Nick Jukes.

Expérimentation animale : tout sauf scientifique !

Dr_Martin_Ashby_260_347 16 août 2012: Un nouveau témoignage d’un médecin britannique le confirme : expérimenter sur des animaux ne permet pas de trouver des remèdes pour l’homme. Cette pratique persiste surtout car elle est très lucrative et permet de “publier”. Dans l’intérêt de notre santé, nous devrions cesser de sacrifier des animaux et nous tourner tout d’abord vers une bonne hygiène de vie.

Archives